Préparation mentale : par où commencer tout seul
L'objectif d'un préparateur mental n'est pas que tu reviennes le voir toute ta carrière. C'est que tu n'aies plus besoin de lui.
Ce que j'observe sur le terrain, avec les sportifs, les jeunes et les personnes que j'accompagne. Des repères concrets, applicables dès le prochain entraînement ou la prochaine échéance. Un article à la fois, sans recette miracle.
L'objectif d'un préparateur mental n'est pas que tu reviennes le voir toute ta carrière. C'est que tu n'aies plus besoin de lui.
La préparation mentale d'une compétition ne commence pas dans le vestiaire. Quand tu es dans le vestiaire, l'essentiel est déjà joué.
On te dit « concentre-toi » depuis que tu as huit ans. Personne ne t'a jamais expliqué sur quoi.
Tu perds un point stupide. La colère monte. Tu serres les dents, tu fais comme si de rien n'était, tu retournes à ta place le visage fermé. Et pendant les trois points suivants, tu joues à côté.
« Il faut que tu aies confiance en toi. » Tous les sportifs ont entendu cette phrase. Aucun n'a jamais su quoi en faire. Parce qu'elle ne dit rien. Elle décrit un état d'arrivée sans indiquer le chemin.C'est comme dire à quelqu'un qui a froid qu'il faudrait qu'il ait chaud.
Après le match, tu revois l'action. Et là, c'est évident. Il fallait jouer long. Il fallait temporiser. Il fallait prendre le point autrement.
Tu connais la scène. Un geste que tu as répété des milliers de fois, qui sort tout seul à l'entraînement, et qui refuse de sortir le jour où ça compte. Le service que tu ne rates jamais. La balle de match. La prise de parole que tu avais préparée.Ton corps est le même qu'hier. Ta technique est la même. Ton adversaire n'a pas doublé de niveau pendant la nuit.Alors qu'est-ce qui vient de changer ?